Colères et passions

«L'oblique, c'est un laser qui
fouaille impitoyablement la réalité
vécue, en débusque les contradictions
les plus cachées, force l'esprit à remettre
en question les idées reçues auxquelles
il tient le plus, culbute le confort de la
pensée, chasse le conformisme, force
la paresse et ouvre les portes de l'imaginaire.
Un trait en diagonale tracé sur
une page blanche, c'est une colline,
peut-être une montagne, une montée,
une descente, une chute ou une
ascension. Comment savoir ? [...] Ainsi,
les choses de l'architecture prennent
une autre résonance, un sens communicable,
une vérité transmissible. Elles
rejoignent les choses de la vie. Car
après tout, les architectes n'existent
que pour permettre aux hommes de se
comprendre entre eux et de faire leur
osmose avec la nature.
L'architecture se doit d'être un trait
d'union et le temps des ghettos n'est
plus, ou du moins ne doit plus être, au
fond de nos esprits.»