Siméon l'ascenseurite : roman avec anges et Moldaves

La vie grise et presque tranquille des locataires d'une HLM,
«l'un de ces anonymes et gigantesques immeubles des banlieues
roumaines», va brutalement se trouver bouleversée : l'ascenseur
est en panne, coincé au huitième étage.
Ce ne serait pas un problème insoluble, s'il n'était occupé par
leur voisin Siméon. Pour désavouer le chacun-pour-soi de ses
semblables, il a choisi de s'y cloîtrer. Son geste suscite, tour à tour,
la perplexité, l'agacement, la curiosité, puis la déférence.
Siméon devient une sorte de directeur de conscience îlotier,
prodiguant des conseils, faisant quelques modestes «miracles».
Et, s'il n'y avait que les miracles... Mais il y a aussi les histoires
édifiantes et les prophéties que Siméon livre de sa retraite
volontaire, qui lui assurent rapidement une grande notoriété et
révèlent, entre autres, pourquoi Jésus, descendu parmi le peuple
roumain, après une campagne électorale mémorable, il va de soi,
ne pourra pas s'en faire élire Président.
Siméon l'Ascenseurite est une parabole et une parodie.
Les personnages virevoltent, se croisent, s'entraident, se détestent,
s'ignorent, et peignent à grands traits d'une ironie à la fois mordante
et tendre une chronique lucide et bouffonne.
Dans ce roman débordant d'humour, cette multitude incarne une
société déboussolée sur fond de problèmes domestiques, de crise
économique, de confusion spirituelle et politique.
Une véritable radiographie de la Roumanie postcommuniste.
Couronné en 2007, à Prague, par le prix Magnesia Litera et élu
Livre de l'année, il a été traduit en Espagne, en Croatie, en Italie
et en Bulgarie.