Le bien-être et le droit

Le bien-être et le droit
Cet ouvrage réunit les contributions de dix spécialistes en proposant l'étude
de la notion du bien-être et sa place dans le droit. Il analyse la pertinence d'une
approche du droit à partir du bien-être et s'interroge sur la réception dans le
droit de ce concept. Le sujet proposé, apparemment ajuridique et original, révèle
en réalité de multiples facettes juridiques jusque-là largement inexplorées. Le
bien-être figure de plus en plus dans des textes de droit, alors qu'il a pu être
considéré pendant longtemps comme une idée issue du droit souple, un simple
objectif programmatique s'apparentant à la qualité de la vie, prise en considération
marginalement par le droit de l'environnement et le droit de l'urbanisme. Le
bien-être mérite donc d'être défini par rapport à des expressions voisines et d'être
consolidé dans sa teneur juridique. Il est aussi intéressant de voir comment le
droit appréhende une notion a priori non juridique, et qui dépasse finalement la
sphère individuelle pour essaimer dans la société et dans les collectivités qui la
composent. Indépendamment des textes qui parlent du bien-être et qui prévoient
des moyens pour y parvenir (en droit de la santé, en droit de l'environnement
principalement), le bien-être est perçu aujourd'hui comme un critère de cohésion
des sociétés et comme le marqueur du lien social plus ou moins distendu dans
les sociétés occidentales. C'est aussi un indicateur de la réussite ou de l'échec de
certaines politiques publiques (la politique de la ville, la politique de l'éducation...).
Aussi est-il apparu nécessaire d'interroger le bien-être dans ses rapports avec le
cadre de vie général, puis dans ses rapports étroits avec les vulnérabilités de toute
sorte et la protection des droits fondamentaux.