Les serviteurs funéraires royaux et princiers de l'Ancienne Egypte : catalogue

La collection des serviteurs funéraires (chaouabtis, ouchebtis) du
département des Antiquités égyptiennes du musée du Louvre compte
plus de 4 200 statuettes. Ce premier volume est consacré aux figurines
de pharaons et de membres de la famille royale.
Objet très représentatif de la civilisation égyptienne, le serviteur
funéraire est lié à une croyance selon laquelle le mort, qu'il soit d'ascendance
royale ou non, doit participer à la production de la nourriture
indispensable à sa survie dans l'au-delà. En se substituant à
son propriétaire, le chaouabti lui évite les inconvénients liés à un
labeur harassant... et éternel. Ce rôle magique du chaouabti a déterminé
la typologie de l'objet, dont l'allure reste quasi constante tout
au long des deux millénaires au cours desquels son existence est
attestée. Les chaouabtis royaux et princiers n'échappent pas cette
uniformité, dont la monotonie apparente est pourtant rompue par
de nombreuses et précieuses variations de détail.
La collection du Louvre compte 167 exemplaires, complets ou
fragmentaires, appartenant aux pharaons les plus illustres -
Aménophis III, Séthi I<sup>er</sup>, Ramsès III et Ramsès IV - et à d'autres
moins connus, tels Senkamanisken, Pinedjem I<sup>er</sup> et Népheritès I<sup>er</sup>.
La famille royale n'est pas en reste, puisque le Louvre conserve aussi
le seul serviteur complet connu de la reine Tiy, et un échantillonnage
de statuettes appartenant à des épouses et filles royales de la Troisième
Période intermédiaire : Henouttaouy, Maâtkarê, Karomama,
Aménardis... Le musée peut en outre s'enorgueillir de posséder la
série la plus complète des chaouabtis du célèbre fils de Ramsès II, le
prince Khâemouaset.
Les tranches chronologiques et les personnages sont présentés
dans une introduction générale qui précède l'étude détaillée des
statuettes ; pour répondre aux attentes des chercheurs et des collectionneurs,
l'accent a été mis sur la bibliographie et sur la bibliographie
comparative. Chacun des serviteurs fait l'objet d'une étude
spécifique, avec la photographie de ses quatre faces, le fac-similé
de l'inscription hiéroglyphique et sa traduction.