Un été

«Cette douleur de l'exil, d'être loin
d'une terre mais aussi d'une époque,
et celle de se réveiller chaque matin,
l'oeil dans la nuit sombre, en pensant
au retour...»
Yakup a vingt-cinq ans, il étudie à l'université
d'Istanbul. Lors d'une conférence, il fait la connaissance
de Leyla, de treize ans son aînée. Le même
jour, celle-ci apprend que son mari, Halil, souhaite
la quitter.
Les mois passent et c'est l'été. Yakup sort pour la
première fois de Turquie, il se retrouve pendant la
Coupe du monde de football à La Rochelle, où il
rencontre des jeunes gens originaires de toute
l'Europe. Ce sont le Serbe Goran, un ami aussi
sincère qu'encombrant, ou la Tchèque Marketa,
avec qui il découvre un plaisir érotique encore
insoupçonné. Très vite, ce voyage se révèle être,
au-delà du dépaysement, une véritable épreuve
initiatique.
Pendant ce temps, Leyla erre dans les rues
d'Istanbul, essayant de se remettre du suicide de
son père. Doit-elle se réjouir de la mort de celui qui
a brisé son enfance ? Sa disparition lui rappelle
l'absence de Halil, son époux. Qu'est-il devenu ?
Pourquoi l'avoir abandonnée ? Quel secret cache-t-il ?
D'Istanbul à La Rochelle, du Kurdistan à la Bosnie,
voici Yakup, Leyla et Halil, trois êtres liés par
l'histoire, l'exil, l'amour et les blessures intimes.
Après Les Averses d'automne , Tuna Kiremitçi
incarne plus que jamais avec Un été cette tendance
récente de la littérature turque à l'ironie romantique.