J'ai ramé sur le Niger : une aventure africaine à l'aviron

Après le déjeuner, utilisant le
ponton normalement adapté aux
scooters des mers, je mis le
bateau pour la première fois sur la
surface du "fleuve des fleuves" !
J'étais là... seul... pour vivre un
instant à la fois dérisoire et
magique.
Le geste était en effet dérisoire,
maintes fois réalisé ailleurs, mais
c'était le Niger... j'étais heureux,
en toute simplicité.
Je remontai quelques centaines de
mètres d'un courant assez fort. Je
m'imaginai déjà des semaines
plus tard... mes sentiments
étaient confus : savant mélange
d'excitation et de crainte. Serais-je
digne de ce fleuve si large, si
beau, à la fois si calme et
puissant ? L'amour s'apparente à
ces frissons qui vous agitent
parfois : j'étais si passionné pour
envisager cette descente qui allait
m'amener à Gao, aveugle aussi
des éventuels dangers que je
pourrais rencontrer.