Le respect de la vie humaine dans une éthique de communion : une alternative à la bioéthique à partir de l'attention aux personnes en état végétatif chronique

Les possibilités d'action de la médecine contemporaine sur la vie de
l'homme et les effets provoqués sur celle-ci sont devenus des
préoccupations majeures du questionnement moral. Or, dans les
instances universitaires comme dans les débats publics, un terme
s'est imposé pour qualifier ce domaine de recherche et le système
théorique sensé apporter les réponses attendues par rapport à des
perspectives angoissantes : bioéthique. L'objet de notre thèse est de
montrer les insuffisances majeures de la bioéthique, du moins dans
sa matrice anglo-saxonne, quant à sa capacité à guider le discernement
d'un agir bon et de proposer une approche alternative. Une première
partie critique les insuffisances éthiques et anthropologiques du
projet bioéthique, tandis qu'une deuxième partie illustre cette critique
à partir du cas concret des patients en état végétatif chronique.
Enfin, une troisième partie reprend une vision unifiée de l'homme,
et privilégie la promotion d'une «éthique de communion» qui
peut trouver son expression en médecine dans le développement
d'une alliance thérapeutique entre le médecin et le patient. Le travail
parcoure une longue argumentation de raison avant de proposer
l'unité vertueuse d'un agir éclairé par la lumière de la Révélation
biblique.