Hitler, une biographie médicale et politique. Vol. 4. Les triomphes d'un homme pressé

Les passions déchaînées par le fondateur et naufrageur
du III<sup>e</sup> Reich ne sont pas en voie d'extinction. Bien au
contraire, elles sont très régulièrement entretenues par
les manipulateurs des mass-média, assurés d'une large
audience à l'évocation des crimes bien réels du chef
d'État, des erreurs réelles ou supposées du stratège, et
mieux encore en prêtant à l'homme les tares les plus
ridicules, les vices les plus odieux. Le présent ouvrage
ne prétend pas alimenter cet océan de littérature si utile
et parfois fort divertissante. Il a pour buts d'étudier
aussi objectivement que possible la carrière politique et
l'évolution psychologique du personnage, sa santé
physique et mentale aux différentes époques de sa vie,
ses relations avec les médecins et les chirurgiens qui
l'ont soigné, ses conceptions en matière d'hygiène et de
santé publique et les décisions voire les crimes qui en
ont résulté.
Tome 4 : Les triomphes d'un homme pressé : L'opinion
générale des vainqueurs de la Seconde Guerre
mondiale est que, parvenu au maximum des possibilités
de réarmement au point de vue économique et financier,
Adolf Hitler s'est lancé à la conquête de l'Europe, en
première étape de son plan de «domination mondiale»
(c'est le Leitmotiv des encyclopédies et des ouvrages
réputés en langue anglaise)... Tout ceci est parfaitement
inexact, comme le lecteur va pouvoir s'en rendre
compte.
L'objectif du Führer est la conquête d'un espace vital à
l'est de l'Europe, destiné à fournir les matières premières
au Reich et une zone de colonisation de son peuple
dans le strict respect de lois racistes... et dans l'espoir
de parvenir, après quelques siècles voire un millénaire
de tâtonnements, à élaborer le Surhomme. Faire
l'impasse sur ce délire évolutionniste est se condamner
à ne rien saisir de ses actes.
De même, faire l'impasse sur son délire mystique, en
l'occurrence sa certitude d'avoir, pour cette mission, été
choisi par Dieu empêche de comprendre ses décisions
les plus curieuses à partir de l'été de 1940.