Le colportage, l'instituteur primaire et les livres utiles dans les campagnes

Dans un très-remarquable rapport adressé au Gouvernement, en 1854, par la commission permanente du colportage, nous trouvons les réflexions suivantes, qui nous paraissent applicables à nos vues sur l'intervention des instituteurs primaires :
- Il est bien entendu que ce n'est pas le Gouvernement qui se ferait entrepreneur de librairie ; c'est son appui moral seulement qu'il aurait à donner dans l'intérêt de cette vaste propagande qui se ferait sous son contrôle.
- Ainsi, sans détruire aucune concurrence sérieuse, sans porter préjudice à aucun droit établi, cette organisation aurait pour résultat d'alimenter le colportage de publications morales et utiles, et d'étouffer la concurrence du mal par la concurrence du bien.
- La librairie y trouverait une immense source de produits, car l'exemple qui serait donné d'en haut, sous l'impulsion de l'autorité, aurait bientôt de nombreux imitateurs, et, l'intérêt particulier se conciliant avec l'intérêt social, cette grande réforme s'accomplirait sans obstacle par tous et au profit de tous.