Modernités, n° 37. Transmission et transgression des formes poétiques régulières

La question de la transmission et de la transgression des
formes poétiques régulières est abordée ici à la fois dans la
poésie occidentale, française en particulier (pensons au
sonnet, à l'alexandrin), et dans la poésie orientale, japonaise
en particulier (pensons au haïku), en tenant compte de la
présence de formes japonaises dans la poésie française, et de
formes françaises dans la poésie japonaise.
Après un article de réflexion générale («Productivité
des normes et plasticité des formes»), la Première Partie
du volume («Suite française 1») présente six articles sur la
transmission et la transgression des formes régulières dans
la poésie française du XIX<sup>e</sup> siècle, de Nerval à Laforgue, en
passant par Baudelaire, Banville, et Rimbaud.
La Deuxième Partie («Suite française 2») rassemble
cinq articles sur la relation problématique entretenue par
plusieurs poètes du XX<sup>e</sup> siècle avec la question des formes
régulières (Valéry, Péguy, Leiris, Jabès, Guillevic et Tardieu).
La Troisième Partie («Croisements franco-japonais 1»)
analyse l'impact des formes japonaises dans la poésie
française du début du XX<sup>e</sup> siècle (notamment dans les «haïkaïs»
de Pierre Albert-Birot) puis dans l'oeuvre de Jacques
Roubaud, en réfléchissant sur la réception de l'univers du
haïku japonais dans la sensibilité occidentale.
Dans la Quatrième Partie («Croisements franco-japonais
2»), le trajet va, en sens inverse, de l'Occident vers
l'Orient, et cinq contributions montrent les répercussions
des formes de la poésie française dans la poésie japonaise du
XX<sup>e</sup> siècle, et la façon dont les formes poétiques japonaises y
sont travaillées par celles de la poésie occidentale.