La perdida

La Perdida raconte les mésaventures d'une
jeune américaine exilée à Mexico. Carla, délaissée
par son père mexicain, part à la recherche de ses
racines. Elle commence son périple en rejoignant
un ex-petit ami, Harry, perdu dans les mêmes
brumes alcoolisées que ses héros, William S.
Burroughs et Jack Kerouac. Il accueille Carla à
bras ouverts jusqu'à ce qu'il réalise qu'elle n'est
pas décidée à retourner aux États-Unis.
Lorsque la relation entre Harry et Carla atteint
un point de non-retour, elle choisit de rejeter le
petit monde de ses concitoyens expatriés, et
se concentre sur ses nouveaux amis : Oscar le
beau gosse, qui deale et rêve de devenir DJ, et
le charismatique Memo, pseudo-intellectuel de
gauche très porté sur la gente féminine. Déterminée
à se plonger dans la «véritable» culture mexicaine,
Carla ne veut pas voir la superficialité de ses
nouveaux amis. En revanche, elle tape dans l'oeil
d'un baron local de la drogue, El Gordo, et sa
vie devient beaucoup plus compliquée. Elle doit
alors faire face aux conséquences inévitables de
sa naïveté.
Le trait extrêmement expressif de Jessica
Abel et le mélange savamment dosé des langages
parlés par ses personnages offrent une vision
particulièrement vivante du Mexique d'hier et
d'aujourd'hui. L'histoire de Carla évoque l'héritage
de Burroughs et de Kahlo. Ce récit fort fait écho
au désir de vivre une existence authentique et
riche, mais évoque également le piège des vérités
toutes faites. La Perdida est une histoire ancrée
dans le Mexique d'aujourd'hui - tout en restant
pleinement universelle - sur la quête de soi...
mais aussi sur la façon de se perdre.