Le château de Lugérat : du XIIe siècle à nos jours

Lugérat, de la maison forte au château
Les premiers manuscrits connus relatant l'existence d'une terre de Lugérat remontent au XII<sup>e</sup> siècle ! Proches de l'abbaye Saint-Amant de Boixe, située sur des terrains qui ont relevé longtemps de l'évêché d'Angoulême, les possesseurs successifs de Lugérat ont dû s'affirmer constamment face aux prérogatives d'un clergé puissant et influent pour obtenir à la fois une propriété suffisamment viable et une reconnaissance dans la noblesse d'Angoumois. C'est ainsi que d'une modeste borderie au XII<sup>e</sup> siècle, la terre de Lugérat est devenue un fief noble. Il ne reste plus aux seigneurs de Lugérat qu'à passer, au cours des XVI<sup>e</sup> et XVII<sup>e</sup> siècles, subrepticement d'une petite à une moyenne noblesse par des alliances matrimoniales dans la noblesse de la province. Menacé au XIX<sup>e</sup> siècle par des réaménagements intempestifs, le château, fort heureusement a été restauré, à partir des années 1970, en respectant la construction voulue notamment aux XV<sup>e</sup> et XVI<sup>e</sup> siècles.
Au fil de cette évocation du passé du domaine et du château
de Lugérat, se retrouve, à travers ses divers possesseurs, une
description bien caractéristique de la noblesse et de la bourgeoisie de province, à la fois rurale et urbaine, qui s'explique
par la proximité d'Angoulême.
Une histoire attachante et captivante que l'on doit aux
recherches patientes et approfondies de Gaël Richard et à la
passion du Dr Jean-Richard Micoulaud, propriétaire du château
de Lugérat qui a, avec ardeur, restauré le lieu. Enfin, Jacques
Baudet, historien et président de l'Académie d'Angoumois,
raconte avec une grande rigueur historique la vie du château et
de ses seigneurs.