Politiques universitaires et politiques de développement

La dynamique d'un pays apparaît de plus en plus requérir une
importante élévation du niveau de formation du plus grand nombre
possible de ses citoyens. En ce sens, le taux d'accès à un enseignement
supérieur digne de ce nom doit désormais être intégré aux exigences
du développement humain.
Toute la question est alors de savoir à quelles conditions un pays peut
être considéré comme plus ou moins développé sur le plan de son
système académique. Interrogation à laquelle ne répondent pas les
divers classements mondiaux des universités : il y s'agit bien plutôt
d'apprécier l'état des systèmes nationaux d'enseignement supérieur et
de faire apparaître de quelle manière les décideurs politiques pourraient
l'améliorer. Une diversité de paramètres est ici envisagée : nombre des
universités, nombre des étudiants, budget de l'enseignement supérieur,
taux de réussite aux diplômes, productivité des chercheurs, mais aussi
libertés académiques, absence de discrimination dans l'accès aux
universités ou égalisation des chances.
L'intégration de tels paramètres dans un Indice de développement
académique (IDA) établi par nations permettrait d'exposer à la
discussion le potentiel de développement personnel et social que
chaque système d'enseignement supérieur met à disposition de ses
jeunes citoyens.