Le journalisme dérangeant

Frédéric François a signé son premier
article le jour de ses 18 ans. C'était en
1950 à La Cité. Le sujet de son article :
«Trois-quarts de la population mondiale
a faim.» Depuis, dans la presse
écrite, à la radio, à la télévision, il n'a
cessé de s'inquiéter de la situation
des gens, en Hongrie, en Algérie, au
Congo, en Somalie, en Irak, mais aussi
en Belgique où il s'est imposé comme
interlocuteur dérangeant, poussant les
hommes politiques dans leurs derniers
retranchements. Jusqu'au moment où
lui-même a poussé la porte de la politique
: ce qu'il a découvert de l'autre côté
ne lui a pas plu. Ce métier, qui suppose
une discipline de parti, n'était pas fait
pour lui. Dans ces mémoires, Frédéric
François nous livre sans fards ses joies,
ses déceptions, tous les souvenirs qui
ont émaillé sa vie professionnelle. Il
saisit l'occasion non pas pour régler
ses comptes, mais pour dévoiler çà et
là ce qu'il pense des hommes qu'il a
rencontrés, des politiques, de la liberté
de la presse et de l'avenir d'un métier
qu'il a tant apprécié.