Les femmes au quotidien de 1750 à nos jours

On lit souvent des propos du genre «La femme
au XIX<sup>e</sup> siècle était comme ci, celle du XVIII<sup>e</sup>
siècle comme ça...». Or, il n'y a pas une
femme, mais des femmes. Lorsqu'on en parle au singulier,
c'est qu'on évoque seulement celle qui a laissé des
écrits, publié des mémoires, bref la femme issue de la
noblesse ou de la haute bourgeoisie, la femme lettrée, femme de lettres parfois.
Comme ces dictionnaires qui mettent des vignettes sur les costumes du Moyen Âge à
nos jours et qui ne dessinent que des costumes de cour : les petits écoliers sont
persuadés, en toute bonne foi, que leur aïeule portait sous Louis XIV une haute
perruque poudrée garnie de perles et de plumes ainsi qu'une vaste robe à cerceaux.
Combien de femmes étaient habillées ainsi en réalité ? Une toute petite minorité. La
minorité qu'on appelait à la Belle Époque «le monde» ou «la société», comme s'il
n'existait rien en dehors d'elle.
C'est tout le mérite de cet ouvrage de tenter d'aborder, époque par époque, les différentes
conditions féminines. Synthèses et portraits issus de généalogies ou d'interviews
se succèdent pour approcher au mieux et de façon très vivante, la multiplicité des
parcours. Une approche originale qui permet une véritable compréhension du passé.