Moi, chevalier de Barbazan : libre chronique de la vie d'un chevalier gascon (1360-1431) : récit

Tout le monde connaît d'Artagnan , mais Barbazan, chevalier gascon fréquentant les plus grands personnages, n'a pas eu son Alexandre Dumas. Pourtant, il le méritait bien.
Terroriste à Paris avec le féroce comte d'Armagnac, ennemi héréditaire du célèbre Gaston Phoebus, pourfendeur des Turcs, connu en son temps sous le beau titre de « chevalier sans reproche », il meurt au combat à soixante et onze ans ; honneur suprême, le roi Charles VII le fait inhumer à Saint-Denis près de son tombeau.
Bien loin de son château de Bigorre, Barbazan trouve sa place dans l'innombrable cohorte de tous ces cadets, bâtards, petits nobles de la Gascogne, de l'Aquitaine, du Béarn qui cherchent fortune dans la Grande Histoire.
Barbazan conte sa vie de façon souvent truculente, et, avec lui, nous pénétrons dans cette fin du Moyen Âge violente, cruelle mais pleine d'une vitalité et d'une foi qui surprennent encore aujourd'hui. Le chevalier est un homme de son temps : lui aussi est sans pitié et sans scrupules, il fait la guerre et il est peu enclin au sentiment quand il s'agit de tuer l'Infidèle ou le manant révolté. Pur produit de la caste nobiliaire, il en a les préjugés et l'orgueil, tempérés parfois par un solide bon sens, au contraire de nombre de ses pairs.