L'ire de l'aïeul : ou la mélopée brutale des origines

«Ça avait commencé par des rêves ou, plutôt, par un rêve
récurrent, un de ces sales rêves qui te tirent lentement vers
l'éveil, un de ces foutus moments où l'esprit stagne entre
conscience désagréable d'être dans le monde de
l'imaginaire et incapacité de s'en abstraire. Comme
toujours, il s'était réveillé moite et énervé, les reins
douloureux des gesticulations dans le plumard piteux qui,
à lui seul, occupait bien la moitié de la case. Toujours ce
visage... le même à chaque fois... une femme... jeune...»
Des minarets élancés de Tombouctou aux douceurs de la Provence,
L'ire de l'aïeul nous invite au périple extraordinaire qui mène à la
croisée des destins, au travers de belles rencontres, des soubresauts
de l'existence et des turpitudes humaines. La laideur et la
fraternité s'y côtoient à l'image de la gaieté et de la noirceur, de
la mort et de la vie... (Enoch Ardan)