Par les racines : petit traité de savoir-vivre sa mort

«L'important n'est pas d'être né en 53,
c'est d'avoir eu quinze ans en 68. Quelle
chance ! D'où, peut-être, ce parcours
professionnel buissonnier : enseignement,
voile, publicité. Un goût pour les voies
différentes, sans doute, qui lui fait prendre
son cancer à bras-le-corps, à cinquante
ans, un cancer du genre «agressif et
invasif», décelé trop tard. Pour s'en occuper, il va changer radicalement
de vie. Un peu de chance et beaucoup de médecine, bien sûr, permettent
à l'auteur, après dix ans de lutte et quelques mois consentis à la défaite,
de ressortir des soins palliatifs et de «reprendre vie» à soixante ans. Notre
médecine est prodigieuse, c'est vrai, mais il s'est passé autre chose - sur
le plan humain. Pas question de miracle... Alors ? L'auteur pense avoir
retiré de cette expérience une nouvelle façon d'envisager la vie, pour mieux
dévisager la mort. C'est ce qu'il nous confie dans ce témoignage unique,
très personnel, souvent poignant, entre philosophie, humour et émotion.»