Le retour du roi ou L'holocauste congolais

«L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette se trouve au
Congo». L'Afrique brûle-t-elle ? Et le Monde avec elle ? Certainement :
lentement certes, mais sûrement !
Que de morts ! Que de victimes ! Que de souffrances !
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10.000.000 de morts au 19<sup>ème</sup> siècle en quarante ans ;
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4.000.000 de morts au 20<sup>ème</sup> siècle en quatre ans ;
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1.200 morts par jour au 21<sup>ème</sup> siècle, soit Trois Tsunamis par an en
République Démocratique du Congo ! Combien de WTC ?
D'apparence, ces morts seraient les victimes des effets collatéraux d'une
tragédie. En réalité, ils sont celles d'une volonté inavouée d'asservir et d'anéantir
une population, préalablement dépouillée de ses prérogatives et désarmée, que des
conflits et intérêts qui lui sont étrangers tiennent en otages sur ses propres terres et
profitent allègrement à des tiers sans scrupules à son détriment.
Seul, un rêve, le sien, lui sert de bouclier ; un rêve, sans cesse contrarié mais
jamais éradiqué et davantage réconforté par la guerre d'agression dont elle est
l'objet, aujourd'hui, par la coalition rwando- ougando -burundaise interposée ;
le rêve d'une RDC en harmonie avec elle-même et avec le tiers médiat et immédiat.
Par ailleurs, la mémoire collective, gavée d'atroces souvenirs et images,
flanche, en occulte quelques pans, tente, sans y parvenir, d'immerger la conscience
congolaise dans un oubli dont les effets anesthésiques ont une aptitude certaine à
favoriser «in externam» l'impunité et la récidive préjudiciables à la stabilité du
Monde.
« Un peuple qui n'a pas de mémoire n'a pas d'avenir » dit-on souvent et à
juste titre !