La clef de la grange : une amitié franco-allemande

J'ai retrouvé après le décès de mon père en 2001 ses «carnets de prisonnier».
Leur lecture m'a donné l'envie d'entreprendre un récit plus complet,
à partir de notes le plus souvent télégraphiques. C'est une aventure en
même temps commune et particulière, qui démarre en Lorraine, où il fut
capturé le 15 juin 1940, et ne s'est jamais terminée.
Mon père avait conservé après la guerre le contact avec les fermiers où il
a dû travailler cinq années durant et cette relation s'est muée au fil des
années en estime réciproque, puis en amitié. Amitié qui a aujourd'hui franchi
trois générations, puisque je reste en relations avec les enfants et petits
enfants de ces fermiers aujourd'hui disparus.
Ils m'ont aidé dans la rédaction de cette histoire d'humanité. Par leurs souvenirs
propres et les récits de leurs parents. Elle a été avant tout largement
alimentée par les souvenirs d'une petite fille allemande d'alors, qui s'était
prise d'affection pour mon père. Elle m'est une amie très chère. Elle est aussi
le fil conducteur de cette histoire véridique, à peine romancée.