La rivière noire

Dans un appartement à proximité
du centre-ville, un jeune homme
gît, mort, dans un bain de sang. Pas
le moindre signe d'effraction ou de
lutte, aucune arme du crime, rien que
cette entaille en travers de la gorge de la victime, entaille que
le légiste qualifie de douce, presque féminine. Dans la poche
de sa veste, des cachets de Rohypnol, la drogue du viol... Il
semblerait que Runolfur ait agressé une femme et que celle-ci
se soit ensuite vengée.
Un châle pourpre trouvé sous le lit dégage un parfum
puissant et inhabituel d'épices, qui va mettre Elinborg,
l'adjointe d'Erlendur et cuisinière émérite, sur la piste d'une
jeune femme. Mais celle-ci ne se souvient de rien, et bien
qu'elle soit persuadée d'avoir commis ce meurtre rien ne
permet vraiment de le prouver. Des indices orientent les
inspecteurs vers d'autres sévices soigneusement tenus
secrets. En l'absence du commissaire Erlendur, parti en
vacances, et dont on est sans nouvelles, toute l'équipe va
s'employer à comprendre le fonctionnement de la violence
sexuelle, de la souffrance devant des injustices qui ne seront
jamais entièrement réparées, et découvrir la rivière noire qui
coule au fond de chacun.