Le royaume de Kong (Côte d'Ivoire) des origines à la fin du XIXe siècle

Le royaume de Kong (Côte d'Ivoire) des origines à la fin du XIXe siècle

Le royaume de Kong (Côte d'Ivoire) des origines à la fin du XIXe siècle
Éditeur: L'Harmattan
2006377 pagesISBN 9782296005624
Format: BrochéLangue : Français

Le royaume de Kong (Côte d'Ivoire), des origines à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle

Grâce à sa situation privilégiée entre les affluents du haut Bandama et ceux du Comoé, la ville de Kong devint dès le XI<sup>e</sup> siècle, le creuset par excellence des civilisations musulmanes élaborées à Kairouan et des civilisations animistes du Nord-Est de l'actuelle Côte d'Ivoire. Sa position centrale à la croisée des routes du sel gemme saharien et des produits méditerranéens avec celles de l'or et des noix de kola de l'Anno et de l'Ashanti, en fit une métropole commerciale dès le XV<sup>e</sup> siècle, sous la houlette de l'expansion mandé.

Entre le XVI<sup>e</sup> et le XVII<sup>e</sup> siècle, Kong disposait déjà d'un réseau commercial dense savamment construit pour le commerce à longue distance. Dans la première partie du XVIII<sup>e</sup> siècle, sous la conduite éclairée du prestigieux souverain Seku Watara et de l'infatigable Famaghan, Kong devint la capitale du Grand Royaume de Kong ou Kpon-Gènè, puis celle d'un immense Empire dont la partie Nord porta le nom de Gwiriko. A la mort de Seku Watara (1745) et de Famaghan (1750), l'Empire s'étendait de l'Anno à Djenné sur plus de 1 000 km.

Dans la seconde moitié du XVIII<sup>e</sup> siècle, Kumbi Watara donna à cet ensemble un cachet spécial en développant l'enseignement de l'arabe, l'esprit de tolérance. Ses relations amicales avec le souverain abron Kofi Sonu demeurent un modèle du rapprochement entre les populations du Nord et celles du Sud.

Au XIX<sup>e</sup> siècle, Kong émerveilla d'abord Samori par sa beauté et le savoir de ses lettrés. Mais très vite ce noble sentiment se transforma en une véritable haine à cause des relations amicales que cette métropole tissait avec les Français établis à Grand-Bassam. En 1897, Samori, sentant l'étau français se refermer sur lui, prit la grave décision de détruire Kong et de massacrer ses écrivains. Cet acte gratuit priva la Côte d'Ivoire d'une civilisation vieille de plus de neuf siècles.

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