US today after : programme

La BF 15
Peter Downsbrough
Depuis les années 60, le travail de l'artiste américain Peter Downsbrough joue des paramètres de l'espace où il se produit : l'espace réel de l'architecture et de la ville, l'espace du lieu d'exposition, celui de la photographie ou celui du livre.
Son langage proche de celui des artistes conceptuels, aborde une pratique textuelle et spatiale, et une pratique plastique, que parcourt la ligne analytique et géométrique de l'abstraction du constructivisme russe à nos jours. Figures simples, lignes, verticales, horizontales, surfaces, mots se combinent pour donner forme à la structure sociétale dans laquelle nous vivons.
L'espace urbain est progressivement devenu le territoire et la figure centrale d'un travail évitant les partis pris idéologiques ou narratifs. Le captant comme simple témoin contemporain, il en dessine les formes essentielles de son organisation.
À La BF15, l'architecture et l'urbanisme américain prennent forme et sens à travers un ensemble de photographies et de films réalisés aux USA, mais aussi avec des éditions et une oeuvre (Room pièce) réalisée dans l'espace.
Né en 1940 (New Jersey, USA). Vit et travaille à Bruxelles.
Peter Downsbrough est représenté par les galeries Martine Aboucaya à Paris, Angels à Barcelone
Institut d'art contemporain de Villeurbanne
L'Amérique après Katrina
Aron Gent
The Suze et Jennifer
Aron Gent (Chicago, 1985) est un artiste formé au Columbia College de Chicago par Dawoud Bey. Travaillant sur les relations sociales et sur les questions d'identité, il a consacré un travail à sa tante (The Suze), et un autre à sa cousine (Jennifer). L'une est aussi belle que l'autre semble effrayante. Pour l'une comme pour l'autre se pose la question de l'altérité, de la représentation d'une personne qui s'opère de manière complexe, mêlant images du présent, du passé, documents officiels, paysages...
Gauri Gill
The Americans
« The Americans » fait directement référence au livre de Robert Frank « The Americans ». Gauri Gill (Chandigarh, 1970) a bien pris ses photographies aux États-Unis et elle montre effectivement des habitants des États-Unis et des Indiens. Mais elle n'a pas photographié les Indiens d'Amérique, presque exterminés par les colonisateurs blancs. La photographe de New Delhi a posé son regard sur les indiens du sous-continent vivant aux États-Unis De l'équipe de nettoyage à la jeunesse dorée, baignant dans l' « American Way of Life » comme toute « Middle Class » du monde, et en passant par des entrepreneurs et autres camionneurs, Gauri Gill a observé les Indiens de la diaspora dans des lieux souvent difficiles à attribuer aux États-Unis. Là où Robert Frank a su définir un aspect de la « culture américaine » de l'extérieur, Gauri Gill prolonge ce constat dans une Amérique
du XXI<sup>e</sup> siècle, faite de vies déterritorialisées et uniformisées dans un monde globalisé.
Kristina Solomoukha
Let's go Vegas Baby
La démarche artistique de Kristina Solomoukha
(Kiev, 1971) fait de l'espace urbain son champ de
réflexion : elle explore la nature de la ville contemporaine et de ses non-lieux, son architecture, ses
réseaux de communication, ses images. L'artiste
parisienne trace une cartographie poétique des
villes d'aujourd'hui ; comme la mise en scène
d'une géographie composée à partir des signes
de l'urbanité, de ses symboles standardisés, de
ses univers formatés par la contrainte productive,
le commerce, la communication et l'habitat : elle
dépèce l'image d'un monde à la fois turbulent et
fantastique et convoque régulièrement dans ses
oeuvres le dessin, l'installation et la vidéo. « Let's
go Vegas Baby » est un montage de found footage ainsi que de vidéo et de photographies
prises par l'artiste. Le désert et l'urbanisation absurde de la plus grande ville de jeu du monde
jouent les rôles principaux.
Veit Stratmann
Shrines
« Shrines » est une série qui d'abord a aussi été
produite comme livre (M19 éditions, Paris, 2009)
par son auteur Veit Stratmann (Bochum, 1960),
avant d'être présentée en diaporama. Il s'agit de
37 photographies de baignoires et niches en béton, prises par l'artiste parisien, qui abritent des
effigies de la Vierge Marie, du Sacré-Coeur, de
saints et ornent les jardins d'habitation d'une population catholique d'origine franco-canadienne
et amérindienne, qui vit dans le Nord de l'État de
New York et en Nouvelle Angleterre. D'autres
signes religieux ou patriotiques, des nains, des représentations animales sont parfois disposés autour des niches.