Une communiste, de part et d'autre de l'Atlantique

Une communiste,
de part et d'autre de l'Atlantique
Rose Alpert Jersawitz est née en 1935,
aux États-Unis, dans une famille pauvre
d'immigrés juifs lituaniens. Son père était
tanneur, puis plombier. Lui et sa mère,
de tradition ouvrière et socialiste, lui ont
transmis leurs valeurs. Elle grandit à New York
dans le quartier de Spanish Harlem, puis à
Toledo, une ville industrielle du Midwest.
À quinze ans, elle quitte sa famille pour
s'installer à New York, puis à l'autre bout
du pays, à Los Angeles. Là, elle s'engage
rapidement au sein du Socialist Workers
Party (SWP), un parti trotskyste. 1953, c'est
l'époque du maccarthysme, de la chasse aux
sorcières et de la répression anticommuniste.
C'est pourtant dans ce climat peu propice
aux idées révolutionnaires que Rose choisit
cette voie. Pour vivre, elle enchaîne les petits
boulots, le travail à la chaîne, les emplois fatigants ou dangereux pour la santé.
Au moment des grandes révoltes des années 1960, Rose vit et milite à San
Francisco. En 1963, le SWP la présente comme candidate à la mairie de Berkeley.
Durant toute cette période, elle travaille dans l'imprimerie d'un journal.
Puis, au début des années 1970, après un séjour en Europe, elle participe
à la formation de l'organisation trotskyste Spark. Elle milite à Détroit, la capitale
de l'industrie automobile, et ensuite à Baltimore. En 1986, elle émigre en France
et rejoint Lutte ouvrière.
Tout au long de plus de soixante ans d'activité militante, dans toutes ces villes,
dans chacune de ces organisations, c'est la révolte contre le capitalisme, le
combat pour une société débarrassée de l'exploitation qui l'ont animée.
Elle revient ici sur cet engagement d'une vie, de part et d'autre de l'Atlantique.