Littératures mineures en langue majeure : Qéubec, Wallonie-Bruxelles : actes du colloque de Liège, 9-11 octobre 2001

Éloignées ou proches de Paris - et la distance n'est pas
que kilométrique - les littératures dites «périphériques»
de Belgique, de Suisse, du Québec, des Caraïbes,
d'Afrique... subissent de multiples formes de domination
mais y trouvent aussi leur «chance». Celle-ci tient à une
situation qui les contraint à s'affranchir ou à disparaître ; et
donc à affirmer leur différence.
Dès lors, ces littératures dites mineures se soustraient aux
forces majeures qui régentent, depuis Paris, le bon usage
de la langue littéraire, mais tissent avec d'autres cultures
et d'autres langues des imaginaires et des formes
largement irréductibles aux modèles français.
Les études rassemblées dans ce volume apportent une
contribution historique et sociologique aux rapports entre
langue et littératures à travers des exemples québécois
et belges de langue française.
Langue majeure , au singulier, désigne le français dans
toute sa puissance normalisatrice ; littératures mineures ,
au pluriel, les oeuvres qui se situent dans l'espace des
francophonies.