La monarchie et la commune : les relations entre Gênes et la France : 1396-1512

La monarchie et la commune
Les relations entre Gênes et la France, 1396-1512
De 1396 à 1512, Gênes, incapable de se gouverner seule, se donne trois fois à la France, permettant la rencontre entre deux modèles politiques, sociaux et culturels opposés. L'évolution de leurs relations, forcément conflictuelles, dessine au cours du XV<sup>e</sup> siècle le triomphe de la monarchie sur la commune : dans le domaine diplomatique, où Gênes devient progressivement la porte d'Italie des Français, fournissant capitaux et navires à chaque expédition ; au sein du gouvernement de la cité, où les gouverneurs multiplient les pratiques arbitraires inspirées des principes monarchiques. Victoire temporaire cependant, qui masque la résurgence d'un idéal civique dans la cité. Développé tout au long du siècle sous l'influence des dominations étrangères et porté par un groupe citadin réuni autour des valeurs de Liberté et d'Union, il sera le socle de la réforme de 1528 et permettra aux Génois, en se débarrassant de la tutelle royale, de rentrer pleinement dans leur « siècle d'or ».