Recherches topographiques sur Montpellier au Moyen Age : formation de la ville, ses enceintes successives, ses rues, ses monuments, etc. : avec quatre plans

Si l'histoire politique d'une ville est indispensable à
expliquer sa formation, il n'est pas moins vrai de dire que
le tableau de ses moeurs, de ses coutumes, de ses usages
ne peut être complet, et même ne saurait être exact, hors
du cadre topographique où ces institutions naquirent et se
développèrent. Ainsi les évènements et les lieux se prêtant
un mutuel secours, l'exposé brillant ou judicieux des uns
ne doit point faire négliger l'utile, quoique ingrate recherche
des autres.
Nos historiens locaux semblent tous avoir compris cette
nécessité, en consacrant à la topographie de Montpellier
une partie plus ou moins considérable de leurs travaux.
Mais Gariel et D'Aigrefeuille n'ont donné, en se répétant,
que d'insignifiantes notices sur les monuments religieux ou
établissements scolaires, et l'on regrette de ne retrouver dans
les Études archéologiques de M. Germain, le meilleur de
nos érudits d'ailleurs, que les indications disséminées dans
ses nombreux mémoires.