J'ai aimé une reine

26 mars 1774, Versailles : le jeune Gilbert de La Fayette,
venu tout droit de son Auvergne natale, se présente à la
Cour. Face à lui, Marie-Antoinette, qui n'est encore que
Dauphine. Les jeunes gens se jaugent : Gilbert lit dans les
yeux de la jeune fille le désir d'une femme ; il en est sûr, il
la désire aussi. Désormais, leur destin est lié. Leurs routes
vont se croiser et se décroiser au fil de ces années qui
comptent parmi les plus marquantes de l'histoire de
France.
Pour Gilbert, l'occasion de briller aux yeux de sa reine
va très vite se présenter. À dix-huit ans, il n'a qu'une idée
en tête : aider les Américains à conquérir leur liberté en
combattant les Anglais qui, naguère, ont tué son père.
Donné pour mort à Paris, deux fois victorieux, on lui
confie une division et le jeune marquis va trouver dans
cette lutte l'occasion de révéler une bravoure et un sens du
combat qui conduira George Washington, futur président
des États-Unis, à le considérer comme son fils adoptif.
De retour en France, La Fayette est auréolé d'une telle
gloire qu'elle indispose à la Cour, d'autant plus qu'il
rapporte d'Amérique des idées subversives.
1789 : La prise de la Bastille survient alors que notre
héros est devenu chef de la Garde nationale. La Fayette est
déchiré entre l'amour qu'il n'a jamais cessé de vouer à la
reine - il la sauvera à trois reprises de la mort - et son
engagement pour la défense des droits de l'homme et la
liberté des citoyens.
C'est dans cette bourrasque historique et romanesque
que nous entraîne Patrick Poivre d'Arvor dans ce double
roman de la folle aventure américaine et de la passion
fatale d'un coeur républicain pour la reine de France.