Carandiru

Avec plus de 7 200 prisonniers, la prison de
Carandiru, à São Paulo, a été la plus grande du Brésil.
Drauzio Varella, médecin bénévole, tente d'y
endiguer une prévisible épidémie de sida parmi les
prisonniers. Sans jamais formuler de jugement moral
ni dénoncer un système carcéral archaïque et
inhumain, l'auteur nous confronte aux prisonniers
qu'il soigne : Mario-le-Chien, Jeremias, Aiguille ou
Pas-de-Chance... Peu importent les raisons de leur
emprisonnement : pour le médecin, ce sont des
patients. Une découverte d'un milieu, terrifiant et
fascinant à la fois, grâce à une écriture simple, objective,
qui nous met face à la condition humaine dans
une situation extrême.
«J'ai entendu des histoires, lié de véritables amitiés,
appris la médecine et beaucoup d'autres choses
encore. Ces étroites relations m'ont permis de percer
quelques mystères de la vie carcérale qui seraient
restés impénétrables sans mon titre de médecin.
Dans ce livre, j'essaie de montrer que la privation
de liberté et la restriction de l'espace physique ne
conduisent pas à la barbarie, contrairement à ce que
beaucoup pensent. En captivité, les hommes [...]
créent de nouvelles règles de comportement dans le
but de préserver l'intégrité du groupe.»
Un récit que l'on reçoit comme un coup de poing.