Les méthodes de l'innovation de rupture : construire de nouveaux possibles

Les possibles de demain sont les impensés et les impossibles d'aujourd'hui. Si l'on
veut produire de l'innovation de rupture au sein d'une entreprise, voire dans une
société, il est nécessaire de s'appuyer sur des méthodes favorisant l'exploration libre et
ouverte de nouveaux chemins. Comme nous l'avons démontré dans notre précédent
ouvrage*, il s'agira de privilégier les méthodes les plus à même de nous extraire de
nos effets de fixation, de stimuler l'évolution des représentations individuelles et
collectives, de provoquer l'apport de connaissances extérieures au cadre de référence
habituel et de favoriser une progression non linéaire.
Quatre méthodes sont analysées à l'aune de ces exigences : la créativité et le design
thinking, le biomimétisme et le DKCP<sup>®</sup>. Les deux premières sont implantées depuis
longtemps dans le paysage de l'innovation et justifiaient, à ce titre, tout notre intérêt.
Les deux secondes sont plus nouvelles. Elles présentent des caractéristiques en
adéquation avec les exigences de l'innovation de rupture évoquées ci-dessus. Nous
démontrons en quoi elles peuvent permettre, ou non, d'engager, voire de piloter, un
processus d'apprentissage ouvert qui nous aidera à «penser» et à «construire» notre
futur en dehors de déterminismes de la réalité d'aujourd'hui.
Pour compléter ce paysage, nous évoquons de façon plus succincte, d'autres méthodes
très utilisées comme ASIT, la Stratégie Océan Bleu, le Lean Startup ou les Méthodes
Agiles.
* L'innovation de rupture : concepts pour (ré)inventer le monde de demain.