L'âge d'or de l'orfèvrerie parisienne : au temps des princes de Valois

Sous le règne de Charles VI, l'orfèvrerie, comme l'enluminure, connaît un âge d'or que
l'on doit au mécénat fastueux et au raffinement extrême des princes de Valois, oncles du
souverain, les ducs de Bourgogne, de Berry, de Bourbon et d'Anjou.
L'orfèvrerie parisienne produit alors deux chefs-d'oeuvre incomparables, le Calvaire du roi
Mathias et, deux ans plus tard, le Petit Cheval d'or offert par Isabeau de Bavière à Charles VI.
En dehors d'une monographie sur le Petit Cheval d'or, il n'existait pas d'ouvrage récent
sur l'orfèvrerie en ronde-bosse, avec décor émaillé, pratiquée par les orfèvres parisiens
au sommet de leur art.
Éva Kovács, grâce à une étude complète des sources d'archives et des autres grands joyaux
de l'époque, a identifié le maître auteur du calvaire, l'orfèvre parisien Herman Ruissel.
Au terme de ses recherches, elle a rédigé un ouvrage qui, partant du Calvaire du roi
Mathias Corvin, présente ensuite l'ensemble des oeuvres majeures de cette époque
aujourd'hui identifiées, et enfin l'histoire de la technique de l'orfèvrerie jusqu'à la pratique
du grand joyau émaillé sur or en ronde-bosse, et qui montre aussi les conditions dans
lesquelles les orfèvres exerçaient leur métier.
Éva Kovács est décédée avant que son livre rédigé en hongrois fût publié.
L'ouvrage était attendu par tous les grands musées, les bibliothèques, les historiens et
les amateurs d'art fascinés par les raffinements de l'orfèvrerie gothique.
Sa publication en français est le fruit d'une collaboration entre la maison d'édition Balassi
de Budapest et les éditions Faton.