Dans la ville d'or et d'argent

1856. La Compagnie anglaise des Indes orientales, qui règne sans
partage sur la majeure partie du pays, décide d'annexer Awadh, l'État
indépendant le plus riche du nord des Indes, et d'exiler son souverain.
La population se soulève : Hazrat Mahal, quatrième épouse du roi, prend
la tête de l'insurrection, épaulée par le rajah Jai Lal, et avec l'aide des
cipayes, ces soldats indiens de l'armée britannique ralliés à sa cause.
Lucknow, la capitale du royaume d'Awadh, appelée la «ville d'or et
d'argent» pour sa splendeur et pour l'harmonie dans laquelle vivent
ses communautés hindoue et musulmane, est le foyer de cette première
guerre nationale. Peu à peu, l'embrasement se généralise. Deux années
durant, la bégum Hazrat Mahal sera l'âme d'une révolte qui aboutira près
d'un siècle plus tard, en 1948, à l'indépendance de l'Inde, sous la conduite
de Gandhi.
Vaste fresque historique sur fond de passion amoureuse entre Hazrat
Mahal et Jai Lal, l'intrépide et insolent chef militaire, Dans la ville d'or et
d'argent relate le destin d'une femme héroïque et méconnue, qui pourtant,
la première, traça la voie de la libération des Indes.
À l'aune de ces événements lointains, Kenizé Mourad s'interroge
sur le droit que se donnent certains d'imposer leur vision du bonheur
aux autres.