Dos au mur

Oscar n'est pas bien né...
Jusqu'à l'âge de vingt et un ans, il a fait dans sa culotte... Forcément cela fait
rire... ou pleurer.
Oscar aurait bien aimé s'amuser avec des camarades à l'école, mais il sentait
trop mauvais pour cela. Il aurait bien voulu que les médecins l'écoutent, mais
les examens cliniques parlaient pour lui, Et puis il aurait souhaité savoir aimer,
ou être aimé, mais il s'était interdit de préférer les garçons... tout ça en secret !
Pour faire la paix avec lui-même, pour esquisser les premiers traits d'un amour
«propre» et recoller les morceaux, pour apprendre à « être » enfin, Oscar va se
mettre à nu, face à lui-même, sans faux-semblant, sans crainte de se
contredire, ou de n'avoir pas raison, il va creuser et scruter les vérités de
l'instant à la force de ses mots, jusqu'à ce qu'il voie une main tendue, qu'il
puisse tendre la sienne, et qu'enfin une lumière l'éblouisse, comme une
évidence oubliée...
Dos au mur est un conte, une histoire de l'histoire d'Oscar, une histoire
d'encoprésie, une histoire de garçon, une histoire d'enfant perdu, une histoire
d'enfant retrouvé... une histoire vraie, qu'Oscar va découvrir en même temps
qu'il l'écrit...
On apprendra qu'il est pianiste, qu'il a été champion de patinage, qu'il est
brillant et qu'on l'admire... Mais Oscar, lui, sait qu'on n'admire qu'une image,
et que celle-ci porte un nom, Babar.