Zin et Zina. La crinière d'Apoya

"Ainsi Apoya le lion était-il
heureux et l'ordre des
choses le comblait : il était
lion, il était mâle et tout lui
était dû."
Mais la rébellion de ses
trois lionnes contre son
autoritarisme et sa violence
remet tout en cause.
Abandonné, le lion, incapable
de chasser seul,
meurt de faim et, sans
l'intervention secourable
de ses compagnes, sans
force, il périrait dans
l'incendie de la savane.
Son comportement en est
changé.
"Je pensais être le plus fort, moi, Apoya le lion, roi de la
savane. Quel fou aveugle j'étais ! Si vous m'acceptez
encore, changeons de vie. Soyons d'abord amis et unis
avant d'être maître et serviteur".
Cette fable, racontée dans la seconde partie du livre,
rappelle, comme l'histoire de Zin et Zina, que sur notre
terre, filles et garçons, femmes et hommes sont égaux
même s'ils sont différents, et qu'ils ont droit à la même
éducation, aux mêmes responsabilités
«Tous différents, tous égaux». Petit à petit à travers les siècles s'est
développée cette notion d'égalité entre tous les hommes, qui aboutira à
la «Déclaration Universelle des Droits de l'Homme» puis à une
«Convention Internationale sur les Droits de l'Enfant».
Mais, dans la réalité, rien n'est jamais acquis, il faut être vigilant.
Les histoires de cette collection voudraient rendre les enfants sensibles
à l'intolérance, au racisme et à l'exploitation des autres enfants, vieux
démons toujours prêts à ressurgir.