Le lion et son ombre : une éducation dans les années 1920

Dans ce roman d'apprentissage, Christopher Isherwood
raconte «l'éducation d'un écrivain» - la sienne. Dès le
début des années 1920, à la public school , puis dans un
college de Cambridge d'où il se fait renvoyer délibérément,
il s'essaie à la littérature. Expérimentant tous les genres,
du gothique au surréalisme avant la lettre, il se frotte à la
bohème londonienne, côtoie Stephen Spender, le peintre
Lichtenberg et le musicien André Mangeot, puis, après
avoir essayé de se ranger en commençant des études de
médecine, s'en va à Berlin rejoindre le turbulent Auden et
son gourou du moment.
Dans un style très vivant, plein d'humour et d'autodérision,
Isherwood relate nombre d'anecdotes sur sa jeunesse et ses
désarrois d'adolescent. Doué d'une sensibilité à fleur de
peau, il brosse une savoureuse galerie de portraits souvent
mordants, mais il n'est jamais plus cruel qu'avec lui-même
et son irrépressible vocation littéraire.