La Côte d'Ivoire en crise face au droit international

Jadis Vitrine de la sous-région ouest-africaine, la Côte d'Ivoire a longtemps
bénéficié d'une stabilité relative, au point d'être considérée comme un «havre» de
paix. L'idée de la survenance d'un conflit armé semblait alors purement illusoire.
Lorsque survient la crise du 19 septembre 2002, ce sont toutes les institutions du
pays et l'ensemble des activités commerciales sous-régionales qui sont ébranlées.
Préoccupés par le conflit qui ravage le pays, les acteurs externes se mobilisent
pour venir à son chevet. Pour ce faire, la communauté internationale multiplie
rencontres et tables rondes pour amener les acteurs locaux à trouver une solution
adéquate à la situation. De tous ces sommets, rencontres et tables rondes, on
retiendra pour l'essentiel, une véritable implication du droit international dans la
résolution de la crise. Le droit international est donc resté fortement présent dans
l'enchainement des faits et actions formant la trame de la crise ivoirienne. Bien
que la constante sollicitation du droit international ait contribué à la résolution
du conflit, elle a aussi été à l'origine de situations inédites et d'un certain nombre
de paradoxes qui ont contribué non seulement à l'enlisement du conflit armé
mais également à la crispation du climat socio- politique.