Villes québécoises et renouvellement urbain depuis la Révolution tranquille

Les villes du Québec, comme celles de l'ensemble des pays occidentaux ont été
marquées par plusieurs périodes distinctes de croissance économique, une assez rapide
(1962-1975) et une plus lente (1976-1990), la relative reprise n'est ensuite pas continue et
la crise de 2008 rappelle l'incertitude des conjonctures internationales. Dans ce contexte,
le Québec ne fait pas exception dans la période succédant à la Révolution tranquille mais
les actions socio-économiques, culturelles et aménagistes des villes québécoises soulignent
des particularités originales. Sur ces questions, les 24 auteurs (17 Québécois et 7 Bordelais),
spécialistes des villes québécoises, soulignent les spécificités urbaines de la province, même
s'il est surtout question de Montréal qui s'affiche comme le moteur économique et expérimental
du Québec. Nombre d'entre eux renforcent l'hypothèse d'une École de Montréal, celle
d'une montréalité en formation.
Ces regards croisés de chercheurs québécois et français sur l'évolution et les particularités
des villes du Québec renouvellent les approches et offrent des éléments d'évaluation utiles
aux chercheurs, mais aussi aux élus, aménageurs, urbanistes, opérateurs urbains et bien sûr
aux usagers. L'ouvrage s'inscrit dans la poursuite d'une réflexion engagée depuis plus de 15 ans
par le Centre d'études canadiennes interuniversitaire de Bordeaux (CECIB) de la Maison
des sciences de l'homme d'Aquitaine (MSHA), qui a déjà publié trois livres concernant les lieux
culturels (1998), les sites publics (2000) et l'urbanité (2008) des villes québécoises et canadiennes.
Les chercheurs du CECIB et de l'UMR ADES du CNRS ont établi un actif réseau
d'échanges avec les universités du Québec qui s'affirme comme un pôle majeur des recherches
québécoises en France.