La saga de Njal le brûlé

La Saga de Njál le Brûlé est l'une des sagas
islandaises les plus connues.
Son auteur est un habitant du sud-est de l'île,
dont le nom est désormais inconnu, mais qui
s'est taillé la réputation d'être le plus grand conteur
de sagas, par leur richesse, leur précision et une si
profonde connaissance de son monde qu'il devait
incontestablement être un fin lettré, un érudit.
Ce texte épique de la littérature islandaise
du XIIIe siècle décrit le déroulement d'une série de querelles
sanglantes entre 930 et 1020, période qui
couvre la christianisation de l'île, en l'an 1000,
ainsi que la Bataille de Clontarf, près de Dublin, en 1014.
Elle nous ramène en "ces anciens temps où la mort et le meurtre
étaient à l'ordre du jour, où celui qui se levait de sa couche
le matin et qui passait le seuil de sa porte ne pouvait être sûr
qu'il ne rencontrerait pas son ennemi et ne mourrait pas
de sa main, où par suite celui qui se rendait dans son champ
pour l'ensemencer, dans les dispositions les plus pacifiques,
prenait le grain dans une main et l'épée dans l'autre".
Bien que le texte corresponde dans les grandes lignes avec l'histoire
connue par d'autres sources et que les localités dont il parle ont pu
être retrouvées, les chercheurs essayent encore de déterminer quelle
part du texte relève de l'histoire et quelle part est fictive.