Code des sociétés et son arrêté d'exécution

De nombreux scandales financiers, que ce soit aux États-Unis
(Enron, WorldCom,...) ou en Belgique (Lernout & Hauspie, la
Sabena...) ont mis en évidence les dysfonctionnements des
conseils d'administration. Dans la tourmente provoquée par ces
faillites retentissantes, l'autorégulation en matière de gouvernement
d'entreprise (corporate governance) a semblé insuffisante,
aux États-Unis comme en Belgique. Certains principes propres au
corporate governance sont par conséquent intégrés dans le Code
des sociétés par une loi du 2 août 2002.
La présente édition du Code des sociétés tient compte des changements
apportés par cette loi. Les nouveaux textes sont imprimés
en italiques. Les notes en bas de page indiquent, pour chaque
article, son origine et, inversément, une table de concordance permet
de trouver un article du Code à partir d'une disposition abrogée
lors de la codification.
L'arrêté royal du 30 janvier 2001 portant exécution du Code des
sociétés figure également dans cette édition. Le texte de celui-ci
(tout comme celui du Code lui-même) est présenté sous forme
bilingue.
Ces textes légaux sont précédés d'une introduction dont l'objectif
principal consiste à faciliter le repérage des dispositions récemment
modifiées, que ce soit par l'introduction de l'euro ou par la loi
du 2 août 2002. Avec un rapide survol des modifications intervenues
depuis 1995, on peut aussi trouver un relevé des dispositions
qui concernent le règlement des conflits entre associés.
Cette introduction esquisse également la toile de fond sur laquelle
s'est élaborée la loi du 2 août 2002, dans un paragraphe consacré
au corporate governance.