Caulaincourt : le confident de Napoléon

La première biographie de ce militaire, diplomate et homme
d'Etat, à la fois acteur et témoin privilégié de l'épopée du Consulat
et de l'Empire.
Issu d'une famille proche des Beauharnais, Armand de Caulaincourt
entre dans l'intimité de Bonaparte dont il devient l'aide de camp en
1800. Accusé à tort de complicité dans l'exécution du duc d'Enghien,
il se coupe des royalistes et se rapproche encore de Napoléon qui le
nomme grand écuyer, un des postes clés de la jeune cour impériale.
D'une franchise égale à sa fidélité, ce diplomate né trouve un rôle
à sa mesure comme ambassadeur à Saint-Pétersbourg. De 1807 à
1811, il tente de sauver l'alliance franco-russe, mais ne parvient pas
à convaincre Napoléon qu'il va au devant d'une défaite cinglante
en cas de conflit. La retraite de Russie lui ayant donné raison, il
a le privilège d'accompagner l'Empereur battu lors de son retour
à Paris. Devenu ministre des Affaires étrangères, il pousse en vain
à la conclusion de la paix, puis obtient du tsar la souveraineté de
l'île d'Elbe pour son maître vaincu. Revenu au ministère après les
Cent-Jours, il quitte la scène politique après Waterloo et meurt en
1827. Son drame aura été de servir jusqu'au bout un homme dont
il connaissait à la fois les défauts et les excès ; sa dignité, de ne s'être
jamais abaissé au rang de courtisan servile.