Laennec, Balzac, Chopin et le stéthoscope ou La diffusion de l'auscultation médiate durant la première moitié du XIXe siècle

Par quel artifice est-il possible de réunir, au moyen du stéthoscope, trois personnages aussi différents, en apparence, que Laennec, Balzac et Chopin? Le médecin eut-il l'occasion de soigner l'écrivain et le musicien? Absolument pas: Laennec ne les a jamais rencontrés. Mais le génial inventeur du stéthoscope, qui mit au point en trois années l'auscultation médiate, améliora considérablement les méthodes d'examen clinique des affections dont furent atteints Balzac et Chopin. Toutefois, si pour Balzac le diagnostic d'insuffisance cardiaque terminale ne fait de nos jours aucun doute, il est possible, à l'examen de l'état des pratiques auscultatoires du milieu du XIX<sup>e</sup> siècle, de mettre en doute le diagnostic de tuberculose pulmonaire terminale chez Chopin.
Préface du professeur Loïc Capron
Chef du service de médecine interne de l'hôpital européen Georges Pompidou
Image de couverture
Laennec pratiquant l'auscultation immédiate à l'hôpital Necker et tenant le «cylindre» à la main. Fresque du hall d'honneur de la Sorbonne, à Paris.
Cliché de l'auteur reproduit avec l'aimable autorisation de la Sorbonne.