La banalité du bien : contre le culte des différences

À l'origine de ce coup de gueule : l'instrumentalisation politique de
la Shoah, l'intrusion du religieux dans l'espace public et la liquidation
de la laïcité au nom du respect des différences.
Fustigeant toute forme de discrimination - y compris positive -
Guy Konopnicki refuse les «signes distinctifs» que l'on cherche à nous
faire porter et qui stigmatisent toutes les catégories de Français.
La prétendue diversité s'oppose au principe d'égalité, qui ne connaît
que des individus libres formant ensemble le peuple souverain.
Le culte des différences n'est que le masque des différents cultes qui
entendent imposer «le respect» à la France de l'irrespect, celle de
Voltaire.
Après des siècles de lutte, la République abandonne son territoire à
l'obscurantisme.
La notion de bien commun est-elle vouée à disparaître dans un bazar
mondialisé des identités ethniques et religieuses ?
Détournant avec ironie et provocation l'expression de «banalité du
mal», utilisée en 1963 par Hannah Arendt, cet essai incisif et percutant
oppose l'espace «banal», celui du bien commun, aux particularismes
pressés d'en finir avec la laïcité républicaine.