Les nations, les idéologies et les religions confrontées à la mondialisation

La mondialisation inévitable est une chance pour l'humanité
à condition de ne pas l'aborder peureusement en
lui tournant le dos. Les nations, les idéologies politiques
et les religions réunissent les hommes pour leur bonheur
et pour l'horreur.
La mondialisation oblige chacun à prendre conscience de
ses propres croyances comme seul moteur possible de l'action
et, en même temps, à les relativiser pour apprendre la
tolérance.
Le temps n'est plus où, dans un pays, il n'y avait qu'une
idéologie, qu'une religion. La mondialisation qui rassemble
sur un même territoire des nations, des idéologies
et des religions différentes, ne permet à aucun de se déclarer
la seule détentrice de l'unique vérité et de réclamer
tous les pouvoirs. Elle leur interdit de dénigrer les autres,
de se déclarer la guerre, les oblige à vivre ensemble, à
échanger. Apprenant à respecter la multitude des
croyances qui leur sont étrangères, l'originalité de leur
message spirituel sera d'autant mieux reconnu.
Un gouvernement mondial ne peut être inféodé à aucun
et doit être laïc. Ses gouvernants ne seront pas les représentants
des différents états et tendances politiques et
religieuses, mais seront choisis parce qu'ils sont capables
de s'élever au dessus des querelles historiques pour
résoudre, un par un, les problèmes qui se posent à toute
l'humanité : comme les énergies, l'eau, la santé, la justice,
la corruption, le terrorisme, la pollution, la surnatalité, la
pauvreté, les assurances contre les catastrophes naturelles,
la libre circulation des personnes et des biens, la
définition d'une éthique internationale.
La mondialisation diminue peu à peu le pouvoir des
nations, mais leur influence sur le plan mondial peut être
infiniment plus grand que du temps où tous leurs voisins
étaient des ennemis.
La modestie des nations est la condition de la paix.