Cela s'appelle l'aurore... : homélies liturgiques

Cela s'appelle l'aurore... : homélies liturgiques

Cela s'appelle l'aurore... : homélies liturgiques
Éditeur: Edb
2004524 pagesISBN 9782840242017
Format: BrochéLangue : Français

«... En ces années noires où la plupart des visages sont assombris

pour des raisons très valables, aimer consisterait à sourire.

Ni béatement, ni parce que nous nous sentons bien...

ce qui n'est pas de l'amour.

Mais sourire gratuitement, même si je suis soucieux

ou accablé, c'est plus simple et profond que des paroles plus

ou moins réconfortantes.

Soyons transparents à la lumière du Christ qui

nous habite et nous pourrons être souriants...»

Ce livre présente une série d'homélies dominicales

du père Jean Corbon prêchées à Beyrouth entre les années

1980 et 2000. Elles s'adressent

à des laïcs de tous âges et de tous milieux vivant les

heures douloureuses de la guerre.

Dimanche après dimanche, des liens spirituels forts se

sont tissés entre le père Jean et ses auditeurs, formant la

communauté de l'Espérance dans le partage de la

Parole de Dieu et du Pain Eucharistique. Dans le désert

de la guerre et de la haine, entre la tentation de violence et

celle du découragement, cette communauté était en quête de sens.

Le père Corbon l'a aidée à rejoindre le mystère de la Croix

vivifiante dans l'homme humilié, défiguré, pour communier

à la puissance de la Résurrection du Christ.

Le lecteur pourra puiser chaque jour dans ce livre une lumière

pour sa route au milieu des combats de ce monde.

Puissent ces homélies éclairer tout homme de bonne

volonté confronté sans cesse au «mystère d'iniquité» afin que

rayonne pour tous les enfants du Père, la Lumière du Christ Ressuscité.

La femme Narsès :

Où en

sommes-nous, ma pauvre Electre,

où en sommes-nous ?

Electre :

Où nous en sommes ?

La femme Narsès :

Oui, explique !

Je ne saisis jamais bien vite. Je

sens évidemment qu'il se passe

quelque chose, mais je me rends

mal compte. Comment cela

s'appelle-t-il, quand le jour se

lève, comme aujourd'hui, et que

tout est gâché, que tout est

saccagé, et que l'air pourtant se

respire et qu'on a tout perdu,

que la ville brûle, que les

innocents s'entre-tuent, mais

que les coupables agonisent,

dans un coin du jour qui se lève ?

Electre :

Demande au

mendiant. Il le sait.

Le mendiant :

Cela a un très beau

nom, femme Narsès.

Cela s'appelle l'aurore.

Jésus dit en un grand cri :

"Père, je remets mon esprit entre

tes mains." Et ce disant, il

expira. ...Tous ses amis se

tenaient à distance ainsi que

les femmes qui regardaient cela.

....Le premier jour de la semaine,

à la pointe de l'aurore, elles se

rendirent à la tombe....

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