Un dieu dans la machine

Chez Larcher, on laisse le salarié comprendre par lui-même, et on a tous compris : pour durer, il faut s'accommoder d'une dose d'incompréhensible. Inutile de poser des questions si la machine te dit qu'à Lyon 60% des Arnaud sont bruns, qu'ils pondent 4 mails de 200 à 800 signes par jour et que, s'ils boivent de la menthe à l'eau, ils doivent détester le bowling. On appelle ça une relation acausale et c'est ce que vend l'entreprise Larcher en traitant les données de masse.
Mais la machine est-elle capable de prédire l'âge auquel meurt un individu ? Le lieu et l'heure du décès ?
A-t-elle raison quand elle m'explique, à moi, son employé modèle, que ma fille va mourir à 17 ans ?
Après La vie de jardin , Alexis Brocas nous offre un roman sur notre société où les machines savent tout. Mais aussi un récit d'aujourd'hui sur l'amour d'un père pour son enfant.