Montmartre : de la République à la Commune

Un fonctionnaire qui est de garde Turpin, est
blessé. Louise Michel partie pour faire une communication
de la part de Dardelles au poste du 61<sup>e</sup>
bataillon de Montmartre, lui porte les premiers
soins. Clemenceau est réveillé à la Mairie par
Dereure qui l'informe sur les opérations militaires
en cours. Clemenceau arrive vers six heures du
matin sur le plateau où les canons sont rassemblés,
voyant Lecomte faire les cent pas au milieu de ses
hommes il l'interpelle pour lui demander ce qui se
passe. Lecomte répond qu'il exécute les ordres.
Clemenceau aperçoit Louise Michel au chevet de
Turpin, médecin, il se dirige vers le blessé, lui
donne les premiers soins et demande qu'il soit
transporté à Lariboisière, le général refuse prétextant
que la vue d'un blessé par le peuple peut produire
une mauvaise réaction. Tandis que Clemenceau
regagne la Mairie, Louise Michel descend la
butte prévenir des camarades. Tout le Comité de
vigilance du XVIII<sup>e</sup> arrondissement est rassemblé ;
Ferré, Moreau, Avronsart, Burlot, Bourdelle, Jaclard,
Dereure et bien d'autres. Ils partent au pas de
charge à l'assaut des buttes. Louise écrit : «Nous
pensions mourir pour la liberté. On était comme
soulevés de terre. Nous morts, Paris se fut levé. Les
foules à certaines heures sont à l'avant-garde de
l'océan humain».