Comme des chiens

Au premier, personne n'a trop réagi : un cadavre de sans-abri,
non pas mort de froid, mais dézingué à coups de pied. Seuls
détails pittoresques, le billet de 20 £ épinglé sur sa poitrine, et
un curieux tatouage qui oriente l'enquête du côté de l'armée.
Au troisième cadavre, entrée en scène de l'inspecteur Thorne
qui va infiltrer la communauté des SDF. Ébranlé par la mort de
son père, mal dans sa peau de policier incompris, il joue son rôle
avec une conviction déconcertante. Les moeurs de ceux qui vivent
dans la rue n'ont bientôt plus de secrets pour lui. Quand il échappe
de justesse à une agression, la terreur se répand comme une
traînée d'essence : et si le tueur était un flic ?
Mark Billingham témoigne avec vigueur, empathie et un humour
toujours caustique des problèmes de société que connaît actuellement
Londres, tels qu'en connaissent d'ailleurs toutes les
grandes villes occidentales.
«Il sait construire une histoire, vous inviter à l'intérieur et
verrouiller la porte derrière vous.» Michael Connelly