Régularisation de la circulaire Valls du 28 novembre 2012 : analyse et mode d'emploi

Avec l'arrivée au pouvoir d'un nouveau gouvernement, une fois de plus, nombre
d'étrangers et d'étrangères ont espéré que leur situation administrative, source
de précarité et de peur, allait s'améliorer. La circulaire du 28 novembre 2012,
présentée comme une circulaire «de régularisation», était donc très attendue.
Il est toujours difficile de savoir quelle conduite adopter ou quel conseil donner
face à une circulaire qui par nature ne confère pas de droits aux personnes
concernées mais donne seulement des consignes - au demeurant souvent
floues - à l'administration. Dans quels cas vaut-il la peine de tenter sa chance,
dans quels cas est-il au contraire préférable de ne pas déposer de demande
de régularisation qui risquerait d'aboutir non seulement à un refus mais
éventuellement à une mesure d'éloignement ?
Les choses sont rendues plus incertaines encore du fait de la publication de deux
autres circulaires ayant pour objet la lutte «contre le travail illégal» (11 février
2013) et la lutte «contre l'immigration irrégulière» (11 mars 2013).
Présentée sous forme de tableau, cette Note pratique examine tour à tour chacune
des situations envisagées dans la circulaire, et compare ce que dit la circulaire
avec ce que la loi prévoit et ce que la jurisprudence a fixé. Elle a pour but d'aider
chacune et chacun à mesurer les points forts et les points faibles d'une éventuelle
demande de régularisation dans une procédure qui s'apparente largement à un
jeu de hasard.