Riveneuve Continents, n° 15. Cultures de l'exil : art, pensée et écriture de l'exil républicain espagnol, cultures de l'exil républicain espagnol, immigration et exil portugais en France

Deux revues s'associent en ce numéro : Exils et migrations
ibériques au XX<sup>e</sup> siècle est l'invitée de Riveneuve Continents pour
explorer la thématique des écritures et, plus largement, des
cultures de l'exil républicain espagnol, ainsi que les migrations
en provenance du Portugal. La première revue, publiée par des
membres du Centre d'études et de recherches sur les migrations
ibériques (CERMI), du Centre de recherches ibériques et ibéro-américaines
de l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense
(CRIIA), des chercheurs de l'association «Adelante» et des
lusistes de diverses universités, apporte la matière et sa spécificité
pour aborder ces thèmes à portée universelle. La seconde, revue à
l'écoute des littératures francophones contemporaines des quatre
coins du monde, fournit l'enveloppe et profite de l'occasion pour
s'échapper vers les terres de la lusophonie, de l'hispanophonie et
de la multidisciplinarité.
Au travers de diverses études sur des écrivains de l'exil républicain,
les écrits de réfugiés espagnols détenus par leurs descendants,
la musique d'artistes comme Paco Ibáñez, l'écho des migrations
espagnoles jusque dans la littérature canadienne, la poésie de Max
Aub ou les activités culturelles et artistiques poursuivies dans
les terres d'accueil afin de maintenir vivante l'identité d'origine,
la revue s'interroge sur les spécificités comme sur les grandes
caractéristiques plus universelles des stratégies culturelles des
populations en migration. La littérature se nourrit elle-même de
ce nomadisme, à travers les découvertes comme les souvenirs.
Le dossier consacré aux exilés et immigrés portugais en France
complète le numéro de Exils et migrations ibériques au XX<sup>e</sup> siècle
en étudiant cet important mouvement migratoire lors de deux
moments historiques - la Première Guerre mondiale et la guerre
d'Espagne -, dans sa modalité caractéristique - le passage
clandestin de frontières - et dans sa quasi-invisibilité dans les
médias français.