Une histoire d'imposture : les habits neufs du stalinisme ou Comment l'apposition d'une plaque sur une place publique de Cahors révèle des tentatives de manipulation mémorielle

Toulouse, place Saint Sernin, octobre 1944. Les luttes fratricides qui
ont marqué la fin de la guerre d'Espagne reprennent. L'Unión Nacional Española
(UNE), communiste, veut s'imposer aux autres forces, parfois par
la violence. Le secrétaire de la section toulousaine du PSOE est abattu
par un guérillero. Son enterrement donne lieu à une manifestation de protestation
qui réunit des milliers d'exilés.
Photographie de Enrique Tapia Jiménez - Légende de José Martinez Cobo
in L'oeil de l'exil - Editions Privat, 2004.
(Original de la photo fourni amicalement par Henri Tapia.)
«Cette initiative [l'hommage exclusif aux Guérilleros]
fait penser à ce que les astronomes appellent un
"rayonnement fossile", c'est-à-dire qu'il nous
parvient alors que l'étoile est déjà morte. Cette étoile éteinte
porte un nom : le stalinisme. Elle a rayonné non seulement
sur l'Union soviétique de 1924 jusqu'à la Pérestroïka mais
aussi sur bon nombre d'intellectuels et de peuples du
monde.»